Ce jardin reposant, à l’éclat polychrome, Où dorment au soleil la rose et le lézard, Inspire le poète attentif ou musard Par son calme apaisant et son subtil arôme. Au sein du si serein prieuré de Saint-Cosme, Le temps fléchit son cours et passe par hasard ; Ci-gît le souvenir de Pierre de Ronsard Dont on évoque encore aujourd’hui le fantôme, Ô belle qui rêvez un peu d’éternité, D’honneur impérissable et de gloire pérenne, Vous regrettez sans doute avec sincérité De n’avoir pas vécu dans ce siècle en Touraine Où Ronsard, célébrant votre féminité, L’espace d’un sonnet vous aurait faite reine.